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Fluoration artificielle de l’eau potable: Absence d’études sur la sûreté des fluorures

 

Même si elles sont exigées, les études toxicologiques relatives aux fluorures n’ont pas été effectuées. Les fluosilicates ne sont donc pas conformes aux exigences de sûreté ni aux exigences légales relatives à l’eau potable et ce, dans 9 des 13 provinces et territoires canadiens. En d’autres termes, les produits chimiques de fluoration sont illégaux s’ils sont injectés dans l’eau potable. La promotion d’un produit illégal est également un acte illégal. De plus, la promotion d’un produit chimique non prouvé sécuritaire est un acte irresponsable et moralement répréhensible. Aucun essai randomisé, ni aucun essai humain contrôlé, n’a été effectué avec ces produits chimiques de fluoration pour en étudier les effets sur la santé.

   Adaptation française: Action Fluor Québec

 

 

Absence d’études sur la sûreté des fluorures utilisés pour la fluoration artificielle de l’eau potable

par Carole Clinch

 

L’évaluation scientifique et légale de la sûreté est basée sur deux types de recherche:

1. Études animales (études toxicologiques)

2. Études humaines (essais cliniques, études épidémiologiques)

À ce jour, les produits de fluoration utilisés pour la fluoration artificielle de l’eau potable (silicofluorures, Na2SiF6, H2SiF6) n’ont jamais été testés à l’aide d’études animales (études toxicologiques) ou humaines (essais cliniques randomisées et études de contrôle) pour en déterminer la sûreté.

Les produits de fluoration utilisés dans la fluoration artificielle de l’eau potable (silicofluorures, Na2SiF6, H2SiF6) n'ont jamais été homologués ni réglementés par Santé Canada :

‘’Santé Canada ne réglemente pas l’acide hexafluorosilique ni le fluorosilicate de sodium pour leur utilisation pour la fluoruration de l’eau potable comme médicament/produit de santé naturel.’’ Petition #299 auprès du Vérificateur général du Canada : http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2011_Health_Canada_Downloads_Responsibility_Safety.pdf

Par conséquent,

En l’absence de ces études de sûreté, toute prétention à l’effet que ces produits sont "sûrs" n’est pas basée sur les protocoles scientifiques bien établis et reconnus.  

En l’absence de ces études de sûreté, toute prétention à l’effet que ces produits sont "sûrs" n’est pas basée sur les définitions et exigences figurant dans les lois et règlements.

En l’absence de toute réglementation gouvernementale ou homologation de ces produits, toute prétention à l’effet que ces produits sont "sûrs" n’est pas basée sur les exigences réglementaires existantes pour protéger le public.

 

A. La norme NSF 60 exige des études animales (études toxicologiques) -

(Ndt: La NSF est la National Sanitation Foundation)

‘’Les normes de la NSF exigent que l’ajout de produits chimiques à l’eau potable, incluant les impuretés contenues dans ces derniers, soit basé sur des évaluations toxicologiques.’’  

Source: Hazan S. 2000. Lettre de Stan Hazan, General Manager, Drinking Water Additives Certification Program, NSF International; envoyée à M. Juan (Pepe) Menedez, State of Florida, Department of Public Health, Tallahassee FL. April 24. Available from: http://www.fluoridealert.org/NSF-Letter.pdf

‘’La norme 60 ... exige une révision toxicologique pour déterminer la sécurité d’un produit et ce, à la concentration maximale utilisée et pour évaluer les contaminants pouvant se trouver dans le produit. ... L’évaluation toxicologique comportant des résultats de tests est requise pour déterminer si la concentration d’un contaminant peut éventuellement causer des effets indésirables sur la santé humaine. ... La NSF exige également des essais et une évaluation toxicologique annuels. … La norme NSF exige... une évaluation toxicologique.’’

Source: NSF 2008 Fact Sheet on fluoridation products. Available from: http://fluoride-class-action.com/wp-content/uploads/NSF-fact-sheet-on-fluoride-2008.pdf

‘’En somme, toutes les données disponibles sur tous les aspects toxicologiques sont requise afin de les inclure dans une révision, ex : Toxicité aiguë  (1-14 jours d’exposition), aiguë, subchronique, chronique, toxicité pour la reproduction, toxicité pour le développement, immunotoxicité, neurotoxicité, toxicité génétique et données humaines.’’

Source: The National Health and Medical Research Council of Australia Review from 2003 describes the ‘’minimum data requirements’’ for a chemical/contaminant risk assessment. Drew R, Frangor J. 2003 Overview of National and International Guidelines and Recommendations on the Assessment and Approval of  Chemicals used in the Treatment of Drinking Water. A report  prepared for the National Health   and   Medical   Research   Council's   Drinking   Water   Treatment   Chemicals   Working   Part, Commonwealth of Australia, by Toxikos Pty Ltd. Section 7.5.4 Risk Assessment, page 44.   http://www.nhmrc.gov.au/_files_nhmrc/publications/attachments/watergde.pdf

Santé Canada

"La norme [NSF] exige une révision toxicologique pour déterminer que le produit est sécuritaire..."   Source: Pétition #22, réponses #3 et #35: http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/English/pet_lp_e_938.html

Norme prescrite

Des études toxicologiques sont requises pour être conforme à la norme NSF 60. La majorité des provinces/territoires (9 sur 13), incluant l’Ontario, les Territoires du Nord-Ouest, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Québec, le Nouveau- Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et le Labrador, ont décidé d’adopter la norme NSF 60 en tant qu’exigence légale pour les produits ajoutés à l’eau potable.

Selon un sondage auprès des membres de la ASDWA sur l’utilisation des normes de la NSF et les rapports ETV de mars 2010:

‘’Concernant la norme NSF/ANSI 60: 47 États et 9 provinces/territoires ont adopté une législation, des règlements ou des politiques exigeant ou recommandant que les traitements de l’eau potable soient conformes à la norme 60 de la NSF/ANSI.'’ (Voir: figure 1, page 1, USA survey results, figure C-1, page 9, Canada survey results)

‘’Neuf provinces ou territoires sur treize exigent que les traitements chimiques de l’eau potable soient conformes aux exigences de la norme 60 de la NSF/ANSI’’ ... ‘’Le Yukon, le Nunavut, la Colombie britannique et l’Ile du Prince Edouard n’exigent pas le respect de la norme NSF 60.’’ (voir Figure C-1)   Voir: http://www.nsf.org/business/water_distribution/pdf/ASDWA_Survey.pdf

Quelques exemples :

Québec

‘’Nul ne peut utiliser, pour le traitement de l’eau destinée à la consommation humaine, un produit chimique qui n’est pas certifié conforme à la norme ANSI/NSF 60, intitulée «Drinking Water Treatment Chemicals B Health Effects»''. Source: Règlement sur la qualité de l'eau potable, Loi sur la qualité de l'environnement, section 9.2.  Voir: http://www.mddep.gouv.qc.ca/eau/potable/reglement/rqep-refondu.pdf

Ontario

’Nul ne peut causer ni permettre l’introduction de quelque substance dans les systèmes d’eau potable si cela peut enfreindre une norme prescrite.’’ Source: SDWA 21(1)(b)

‘’Tout produit utilisé dans l’altération ou l’opération d’un système d’eau potable et qui entre en contact avec l’eau dans le système doit respecter toutes les normes applicables établies à la fois par l’American Water Works Association ("AWWA") et l’American National Standards Institute ("ANSI"), soit les normes de sécurité NSF/60 et NSF/61.’’ Source: Municipal Drinking Water Licenses (MDWL), Schedule B, Section 14, outline the standards required under SDWA 31(1)

Alberta

‘’Tout produit chimique de traitement d’eau potable ajouté aux réseaux d’aqueduc doit se conformer à la norme NSF 60 de la National Sanitation Foundation ou être autorisé par le Directeur.’’   Voir: http://environment.gov.ab.ca/info/library/6998.pdf

Provinces Maritimes

‘’4.10.2 Fluoration artificielle de l’eau

Lorsque la fluoration artificielle de l’eau est appliquée, une dose (Note : ceci est erroné: ils devraient plutôt dire la concentration) de 0.8 mg/L de fluorure est recommandée et ne devrait pas dépasser 1.0 mg/L. Le fluorure de sodium, le silicofluorure de sodium et l’acide fluosilicique peuvent être utilisés pour la fluoration et doivent se conformer aux normes applicables AWWA et NSF.’’

Source: Atlantic Canada Guidelines for the Supply, Treatment, Storage, Distribution and Operation of Dirnking Water Supply Systems. Coordinated by the Atlantic Canada Water Works Association (ACWWA) in association with the four Atlantic Canada Provinces. Sept 2004.   Voir: http://www.gov.ns.ca/nse/water/docs/WaterSystemGuidelines.pdf (p. 4-55)

 

B. Les produits de fluoration utilisés pour la fluoration artificielle de l’eau sont-ils conformes à ces exigences légales ?

La réponse de Santé Canada à la pétition #221 auprès du Vérificateur général du Canada, disponible ici:   http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/pet_221B_f_31256.html

Lorsque l’on demande à Santé Canada si elle a mené des études toxicologiques sur les fluorures, elle répond :

‘’Santé Canada n’a pas mené d’études de toxicologie sur les fluo-silicates.’’

Ensuite, Santé Canada se réfère à la révision toxicologique du NIEHS (National Institute of Environmental Health Sciences) :

 Un examen de la documentation sur la toxicité du fluorosilicate de sodium et de l’acide fluorosilicique réalisé pour le National Institute of Environmental Health Sciences se trouve à l’adresse suivante :
http://ntp.niehs.nih.gov/ntp/htdocs/Chem_Background/ExSumPDF/Fluorosilicates.pdf''

Or, la révision du NIEHS de 2001 indique que les études toxicologiques requises par la norme NSF 60 n’ont pas été effectuées :

9.1.4 Exposition à court et terme et exposition subchronique: Aucune donnée disponible.

9.1.5 Exposition chronique (à long terme): Aucune donnée disponible.

9.1.7 Cytotoxicité: Aucune donnée disponible.

9.2 Effets sur la reproduction et effets tératogènes (malformations congénitales): Aucune donnée disponible.

9.3 Cancérogénécité: Aucune donnée disponible avec l’hexa-fluosilicate de sodium et l’acide fluosilicique.

9.4 Études d’initiation et de promotion: Aucune donnée disponible.

9.5 Anticancérogénécité: Aucune donnée disponible.

9.7 Cogénotoxicité: Aucune donnée disponible.

9.8 Antigénotoxicité: Aucune donnée disponible.

‘’Autres données :

(…) Aucune étude n’est disponible sur l’exposition subchronique ou à cour terme, sur l’exposition chronique, la cytotoxicité, la toxicité reproductive, la tératology, la cancérogénécité et l’initiation ou la promotion.’’ (p. iv)

Texte d’origine:

‘’Other data:   

(...) No short-term or subchronic exposure, chronic exposure, cytotoxicity, reproductive toxicity, teratology, carcinogenicity, or initiation/promotion studies were available.’’ (p. iv)

Québec - Réponse de Claude Lamarre, Ministre de la santé et des services sociaux du Québec, obtenue en vertu de la Loi d’accès à l’information:

Traduction de l’anglais :

«Nous avons bien reçu votre demande d’accès pour recevoir copie des documents suivants;  [...] les études toxicologiques ou les évaluations toxicologiques sur l’exposition chronique effectuées sur les agents de fluoruration qui sont requises pour l’obtention du Standard 60 pour chacun des agents de fluoruration [...];’’

‘’Aucune étude ou évaluation toxicologique sur les effets chroniques des produits de fluoration, études qui sont requises par le Standard 60 [NSF] pour chaque produit de fluoration, n’est disponible.’’

Source: Ministère de la Santé et des services sociaux (Monsieur Claude Lamarre) à la demande d’accès à l’information portant le N/Réf.: 1847 00/2010-2011.281

NSF - National Sanitation Foundation

Selon Stan Hazan, Directeur du programme de certification des additifs à l’eau potable, NSF (National Sanitation Foundation):

‘’La NSF a failli au respect des ses propres procédures de la norme 60. Je dirais que les requêtes HFSA sont arrivées sans les études toxicologiques référencées.’’

‘’QUESTION DE L’AVOCAT: NSF International a-t-elle effectué un quelconque test pour établir l’efficacité des composés fluorés dont le but est le traitement de la santé dentaire ou la carie dentaire?

[RÉPONSE] : Pas à ma connaissance.’’  

Source: 2004 Deposition by Stan Hazan, General Manager, Drinking Water Additives Certification Program, National Sanitation Foundation (NSF). 

‘’Aucune étude concernant l’acide hydrofluosilicique ou les silicofluorures n’a été soumises à la NSF en vertu de la protection des renseignements commerciaux confidentiels.’’

Source: NSF International letter to Honorable Ken Calvert, Chairman Subcommittee on Energy and the Environment, Committee on Science, U.S. House of Representatives dated July 7, 2000 Voir: http://www.keepers-of-the-well.org/gov_resp_pdfs/NSF_response.pdf

Agence de protection environnementale des États-Unis (EPA)

‘’En réponse à votre première question, à savoir si nous avons en main les données empiriques scientifiques sur les effets de l’acide fluosilicique ou le silicofluorure de sodium, notre réponse est non.’’

‘’Nous avons contacté nos collègues du NHEERL et ils nous ont répondu qu’à l’exception de données toxicologiques aigües, ils n’ont été en mesure de trouver aucune information sur les effets des silicofluorures sur la santé et le comportement.’’ (Ndt : le NHEERL est le Laboratoire de recherche national sur la santé et les effets environnementaux des États-Unis)

‘’En compilant les données des fiches signalétiques, l’EPA n’a pas été en mesure d’identifier des études chroniques concernant ces produits chimiques.’’

Source: US EPA letter by Robert C. Thurnau, Chief, Treatment Technology Evaluation Branch, Water Supply and Water Resources Division dated Nov 16, 2000 to Dr. Roger Masters, Research Professor of Government, Dartmouth College, Department of Government, NH.   Voir: http://keepersofthewell.org/product_pdfs/Masters-EPA-00.pdf

En bout de ligne, qui est responsable?  Ce sont les Municipalités !!

1. Ce sont les municipalités qui décident de mettre en œuvre la fluoration artificielle de l’eau;

2. Ce sont les municipalités qui font le choix du produit de fluoration;

3. Au Québec, ce sont les municipalités qui acceptent que le gouvernement provincial leur fournisse le produit de fluoration;

4. Ce sont les municipalités qui injectent le produit chimique de fluoration dans l’eau potable.

Dans le rapport publié en 2002 suite à l’enquête menée à Walkerton en Ontario, le Juge Dennis O.Connor a énoncé ce qui suit:

’Étant donné que la sûreté de l’eau potable est essentielle pour la santé publique, ceux qui assument la responsabilité de gérer la municipalité devraient être tenus à respecter une norme de conduite statutaire.’’

Extraits du document ONTARIO: Protéger l’eau potable: Un guide pour les membres des Conseils municipaux:

’La Loi sur l’eau potable sécuritaire (Safe Drinking Water Act) de 2002 inclut une norme de conduite statutaire pour les individus qui ont la responsabilité de superviser les systèmes d’eau potable. Depuis le 1er janvier 2013, la norme peut inclure les conseillers municipaux. Il y a des conséquences en cas de négligence, incluant éventuellement des amendes ou l’emprisonnement.’’ (p. 3)

‘’L’article 11 de la Loi décrit les responsabilités légales des propriétaires et des autorités en fonction relativement aux systèmes de distribution d’eau potable.’’ (p. 6)

‘’Les propriétaires et les opérateurs sont responsables de s’assurer que leur système de distribution d’eau potable fournisse une eau conforme à toutes les normes prescrites de qualité de l’eau potable, en accord avec les Lois et règlements.’’ (p. 6)

‘’Il est important que les membres des conseils municipaux et les fonctionnaires  municipaux qui détiennent l’autorité de décision sur les systèmes de distribution d’eau potable comprennent qu’ils sont personnellement responsables, même si le système d’eau potable est géré par une corporation autre que la municipalité.’’ (p. 7)

Source: ONTARIO: Taking Care of Your Drinking Water: A Guide for Members of Municipal Councils  http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2011_Health_Canada_Downloads_Responsibility_Safety.pdf

  Constats

1. Les études toxicologiques et le protocole scientifique sont bien établis comme mécanisme pour déterminer la sûreté des produits.

2. Les études toxicologiques sont aussi une exigence légale dans neuf des treize provinces et territoire du Canada, incluant le Québec, l’Ontario, les Territoires du Nord-Ouest, l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, Terre Neuve et le Labrador, qui ont adopté la norme NSF 60 comme norme prescrite.

3. Même si elles sont exigées, les études toxicologiques relatives aux produits de fluoration artificielle de l’eau n’ont pas été effectuées.

4. Les fluosilicates ne sont donc pas conformes aux exigences de sûreté ni aux exigences légales relatives à l’eau potable et ce, dans 9 des 13 provinces et territoires. En d’autres termes, les produits chimiques de fluoration sont illégaux s’ils sont injectés dans l’eau potable.

5. La promotion d’un produit illégal est également un acte illégal. De plus, la promotion d’un produit chimique non prouvé sécuritaire est un acte irresponsable et moralement répréhensible.

6. Aucun essai randomisé, ni aucun essai humain contrôlé, n’a été effectué avec ces produits chimiques de fluoration pour en étudier les effets sur la santé.

NOTE: Des photocopies de toutes les lettres et documents sont disponibles sur demande.

 

C. Définition des fluosilicates

1. Les fluosilicates sont classés comme déchets dangereux

http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2011_Fluorosilicates_are_Hazardous_Waste.pdf

Conclusion: Au Canada, aucune législation ne permet d’injecter un déchet dangereux (ex : l’acide hexafluosilicique) dans l’eau potable.

2. Les fluosilicates sont des substances toxiques qui font l’objet d’une recommandation pour leur ‘’élimination virtuelle’’ (élimination quasi-totale).

Dans la Loi Canadienne sur la protection de l’environnement, annexe 1, disponible en ligne, on trouve la liste des substances toxiques selon le gouvernement du Canada. Voir: (http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/C-15.31/page-9.html )

Ces substances toxiques sont définies comme persistantes, biocumulatives, toxiques et anthropogéniques (créées par l’homme – ex: l’acide hexafluosilicique est créé par l’homme; c’est un sous-produit issu du processus industriel de lavage de l’industrie minière, ainsi que d’autres processus).   Voir: http://www.ec.gc.ca/lcpe-cepa/default.asp?lang=Fr&n=0DA2924D-1

Le fluorure inorganique correspond au numéro 40. En consultant le texte de diverses législations canadiennes, vous verrez qu’un nombre limité de substances a été ciblé en vue de l’élimination quasi-totale, en raison de leur toxicité extrême. Voir: http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2009_Time_Line.pdf

Conclusion

Au Canada, aucune législation ne permet l’injection dans l’eau potable d’une ‘’substance toxique’’ ou d’une substance ciblée pour ‘’élimination virtuelle’’.

  3. Les fluosilicates sont des médicaments non réglementés

La Cour suprême du Canada (Toronto vs Forest Hill, 1957) a établi que la fluoration est une mesure de ‘’médication préventive obligatoire’’ utilisée pour des ‘’raisons spéciales de santé’’. Voir: http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2009_Fluoride_is_Unregulated_Unapproved_Illegal_Drug_Health_Product.pdf

‘’Santé Canada ne réglemente pas l’acide hexafluorosilique ni le fluorosilicate de sodium pour leur utilisation pour la fluoruration de l’eau potable comme médicament/produit de santé naturel.’’   Voir: http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2011_Health_Canada_Downloads_Responsibility_Safety.pdf

Conclusion: Au Canada, aucune législation ne permet l’injection à l’eau potable d’un produit de santé non réglementé.

 

D. Qui assume la responsabilité de la sécurité des produits de fluoration?

Les organisations qui promeuvent l’utilisation des fluorures dans la fluoration artificielle de l’eau n’acceptent aucune responsabilité relative à leur sécurité. Ils affirment que ce sont les municipalités qui sont responsables des:

1. coûts de la fluoration artificielle (Ndt: Au Québec, le gouvernement provincial défraie ces coûts);

2. des effets indésirables sur la santé.

Voir: http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2009_Who_Claims_Responsibility_for_Safety.pdf

Les organisations et individus qui promeuvent la fluoration artificielle de l’eau affirment que ce sont les municipalités qui sont responsables de la sécurité des fluorures utilisés dans la fluoration artificielle de l’eau, parce que:

1. elles prennent la décision d’injecter le fluorure à l’eau potable;

2. elles choisissent quel fluorure est utilisé (fluorures défini par ailleurs comme substances toxiques et déchets dangereux);

3. elles procèdent à l’achat du fluorure (Ndt: Au Québec, le gouverment provincial subventionne les municipalités pour l’achat du fluorure)

4. elles injectent le fluorure dans l’eau potable.

Je vous réfère à l’article suivant qui discute de l’enquête menée sur le scandale de la fluoration aux États-Unis: http://www.justice.org/cps/rde/xchg/justice/hs.xsl/14815_14817.htm

 

E. Présentation trompeuse des produits de fluoration:

Toxicité du fluorure de calcium naturel VS silicofluorures artificiels (créés par l’homme)

Lorsqu’ils discutent de cette politique de santé publique, les promoteurs de la fluoration artificielle de l’eau (voir les sites web de la Santé publique) parlent constamment de fluorure naturel. Or, les fluorures naturellement présents dans la nature (ex: fluorure de calcium) n’ont pas le même degré de toxicité aiguë que les fluorures antropogéniques (produits par l’homme) utilisés dans la fluoration artificielle de l’eau (ex: fluorure de sodium (NaF). L’acide hexafluosilicique (H2SiF6) et le silicofluorure de sodium (Na2SiF6) sont les deux fluorures les plus utilisés pour fluorer l’eau artificiellement. En effet, le fluorure de sodium est considérablement plus toxique le fluorure de calcium.

Dose létale DL50 = Dose mortelle à laquelle 50% des sujets meurent lors d’essais

Fluorure de calcium: DL50 = 3 750 mg/kg

Fluorure de sodium : DL50 =   125 mg/kg

Source: Merck Index 7e édition

1. Le fluorure de calcium naturel est présent dans la nature et n’est pas considéré comme un composé toxique en raison de sa dose létale relativement élevée pour les rongeurs (lorsque 50% des animaux meurent), tel que démontré par l’indice Merck, 7e édition (LD50 = 3 750 mg/kg). En comparaison, le fluorure de sodium a une dose létale LD50 plus faible chez les animaux d’expérience, comparable à celle de l’arsenic et du plomb (DL50 =125 mg/kg). (1)

En fait, les produits de fluoration tel que le fluorure de sodium sont considérés mortels à partir de 1 à 5 mg/Kg de poids corporel (2,3) ce qui contraste avec le fluorure de calcium présent naturellement dans l’eau, considéré mortel à environ 5 000 mg/Kg BW. (4)

2. Le fluorure de calcium naturel n’est pas aussi corrosif pour les métaux dans des eaux acides ou neutres que les fluorures créés par l’homme et utilisés dans la fluoration artificielle de l’eau.

3. La fluorure de calcium naturel n’exige pas qu’on le neutralise avec des produits chimiques ajusteurs de pH, comme l’hydroxyde de sodium, avant son injection dans l’eau, une pratique devenue courante en assainissement de l’eau. Ces produits chimiques d’ajustement du pH font augmenter considérablement les coûts de la fluoration artificielle de l’eau, parfois même en excédant à eux seuls le coût du produit de fluoration. (5)

En conclusion,

l’ion fluor issu des fluorures utilisés dans la fluoration artificielle de l’eau diffère biologiquement et même dans ses réactions physiques et chimiques de l’ion fluor issu du fluorure de calcium naturel, et ce, pour une concentration identique de l’ion fluor ionisé. Santé Canada a basé ses lignes directrices CMA (Concentration Maximale Acceptable) sur l’utilisation du fluorure de calcium qui est plus sécuritaire et déjà présent dans l’eau de source (6,7) sans tenir compte des concentrations de calcium et de magnésium (la dureté de l’eau) ni de la durée de l’exposition. Aucune agence gouvernementale n’a démontré que ces divers composés de fluor sont bioéquivalents.

Par conséquent, aucune décision ou politique gouvernementale assumant la bioéquivalence de ces divers produits ne peut être considérée scientifiquement valide.

 

Citations et références

1. The Merck Index, 9th edition, Merck and Co., Inc., Rahway, New Jersey, 1976.

2. Table A: http://www.newmediaexplorer.org/chris/Table_A-

Days_to_Reach_Acute_F_Intake_at_5mgperkgShortest.pdf

3. Akiniwa K. Re-examination of acute toxicity of fluoride. Fluoride 1997;30(2):89-104.

http://www.fluoride-journal.com/97-30-2/302-89.htm

4. Merck Index, 9th Edition, Merck and Co., Inc., Rahway, N.J. 1976, p 1663.

5. http://www.newmediaexplorer.org/chris/Clinch_2010_Costs_Artificial_Water_Fluoridation.pdf

6. Simonin P, Pierron A. 1937 Toxicite brute des derives fluores CR séances Soc Biol Fil 124: 133-134.

From page 88 of Waldbott 1978. . .Calcium fluoride [CaF2] is 20 times less toxic than H2SiF6 or Na2SiF6. - .A comparison of lethal doses of fluorides in guinea pigs: Hydrofluorosilicic acid 200 mg/kg, Sodium fluorosilicate 250 mg/kg, Sodium fluoride 250 mg/kg. Calcium fluoride 5,000 mg/kg.

7. SCHER (Scientific Committee on Health and Environmental Risk). 2010. Critical review of any new evidence on the hazard profile, health effects, and human exposure to fluoride and the fluoridating agents of drinking water. European Commission. Directorate-General for Health & Consumers. May 18. ‘’In fish and invertebrates, fluoride toxicity decreases with increasing calcium and chloride concentrations in the water. Decrease with calcium is mainly due to the formation/ precipitation of innocuous complexes such as Ca5(PO4)3F, CaF2 and MgF2.’’ Available from: http://www.ukcaf.org/schers_verdict_on_water_fluoridation.html