
|
|
Réplique à l'émission ''Une Pilule, une petite granule...''
Voici la lettre envoyée par M. Gilles Parent suite à la diffusion de l'émission ''Une Pilule, une petite granule...'', un reportage qui s'est limité à donner la parole au Dr Michel Lévy de l'Institut national de santé publique. M. Lévy est un fervent promoteur de la fluoration de l'eau qui a fait des affirmations publiques erronées et inexactes à répétition. Il proclame, entre autres choses, qu'aucun pays européen n'a interdit la fluoration de l'eau et que tous les pays européens ont des programmes de fluoration, alors que la Suède, par exemple, n'en a aucun et qu'elle a formellement interdit cette mesure. Qui plus est, 98% des communautés européennes ne fluorent pas l'eau potable pour des raisons éthiques, légales et à cause des risques pour la santé. En fait, M. Lévy ignore toute étude défavorable à la fluoration et s'obstine à nier tout risque sur la santé autre que la fluorose dentaire.
Voir les déclaration officielles des représentants des pays européens : Cliquez ici. Voir le rapport du CNRS des États-Unis de 2006 pour un aperçu des risques réels pour la santé d'une telle pratique : Cliquez ici.
Commentaires sur l'Émission #79, du jeudi le 22 novembre 2007, à la question : «Doit-on fluorer l'eau du robinet ?» Mme Marie-Josée Lévesque, Mme Dominique Langelier, nfo.pilule@telefiction.com Dans l’émission #79, du jeudi le 22 novembre 2007, à la question du public : «Doit-on fluorer l'eau du robinet?» vous avez invité le Dr Michel Lévy, dentiste conseiller à l’Institut national de santé publique, à y répondre. Toutefois, aucune autre mesure de santé publique n’est présentement autant remise en question sur les plans scientifique et étique que la fluoration de l’eau. Or l’objectivité et la responsabilité journalistique devraient couvrir les deux positions fort opposées. Certes, le dossier de la prophylaxie de la carie dentaire par les fluorures et son application par la fluoration de l’eau de consommation est d’une grande complexité mais elle ne devrait pas entraver une analyse journalistique objective. Par conséquent, il serait impérieux de permettre, dans une émission future, une réplique à la présentation du Dr Lévy.
Aspects étiques de la fluoration Avant de faire une brève critique de ce
rapport de l’INSPQ, j'aimerais attirer votre attention sur
quelques aspects étiques de la fluoration qui soulèvent de
sérieuses objections. Étant donné que, contrairement à la chloration ou l’ozonation de l’eau, la fluoration de l’eau ne vise pas à traiter l’eau pour la rendre potable, mais bien à traiter les individus qui en consomment, comment est-il permis d’administrer une substance thérapeutique, d’autant plus que les doses varient suivant la consommation d’eau : - sans connaître leur condition physique et ni leur poids individuel, - avec un produit qui n’a jamais été homologué pour cet usage ni par Santé Canada, ni par la FDA (Food and Drug Administration des États-Unis), et de plus,
- sans leur consentement ? Administrer un médicament ou même une vitamine à un individu sans son libre consentement est contraire à la Chartre des droits de l’homme. Le lui prescrire et le lui administrer sans connaître ni son âge, ni son poids, ni son état de santé, ni son apport total en fluorure en provenance d'autres sources alimentaires et de produits d’hygiène enfreint les règles d’une pratique professionnelle et va à l’encontre des codes de déontologie de toutes les professions de la santé. Ce manquement aux règles de déontologie est d’autant plus grave que l’on délègue, en réalité, aux membres des administrations municipales la décision et la responsabilité d’administrer des fluorures aux “patients” via l’eau de l’aqueduc. Il s’agit là d’un traitement prophylactique administré par des individus qui n’ont ni l’habilité, ni la compétence pour réaliser cette fonction. Préjudices à la santé dentaire ou physique Comment doit-on qualifier cette contravention à la loi des professions si cette substance ainsi administrée cause des préjudices et des torts à la santé dentaire ou physique d'une partie importante des sujets traités ? Le rapport du National Research Council, de la National Academy of Science des États-Unis, publié en mars 2006, démonte que les jeunes enfants peuvent, uniquement par la consommation d’eau fluorée et sans tenir compte des diverses autres sources de fluorures, dépasser l’apport sécuritaire en fluorure de 0,05 mg de F/kg/jour. C'est suite à ce constat que l’American Dental Association a, dans son EGram du 9 novembre, 2006, demandé à ses membres de recommander aux parents de ne plus préparer le lait maternisé avec de l’eau fluorée, en raison du risque élevé de fluorose dentaire chez les bébés. (Réf. American Dental Association, EGram :Interim Guidance on Reconstituted Infant Formula, le 9 novembre, 2006: voir aussi Infants, Formulas and Fluoride (www.ADA.org)). Le risque n’est point théorique puisque le U.S. Center for Disease Control (CDC, 2005) rapporte que 32 % des enfants américains sont affligés de fluorose dentaire, une augmentation de 9 % comparativement à 1980. (Réf. Department of Health and Human Services, Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Surveillance for Dental Caries, Dental Sealants, Tooth Retention, Edndulism and Enamel Fluorosis - United States 1988-1994 et 1999-2002» Morbidity and Mortality Weekley Report, 26 août, 2005, vol. 54, no SS-3.) De même, la très complète révision sur la fluoration de l’eau de McDonagh et al. (2000) avait tiré à partir des 88 études valables retenues, un taux moyen de 54 % de cas de fluorose dentaire, soit de 40 à 57 %, dont 12,5 % de cas modérés ou modérément sévères, ce qui constitue un niveau inacceptable, car trop élevé. (Réf. McDonagh, M., Whiting, P., Bradley, M., Cooper, J., Sutton, A., Chesnutt, I, Misso, K., Wilson, P., Treasure, E. et J. Kleijnen. «A Systematic Review of Public Water Fluoridation» NHS Centre for Reviews and Dissemination, University of York.) Rapport complet disponible ici : www.york.ac.uk/inst/crd/fluores.htm). Administrer une substance médicinale qui, par surcroît, pose un sérieux risque d’au moins un effet toxique préjudiciable reconnu sur au moins le tiers des sujets traités (et de plus sans leur consentement et sans qu’ils soient adéquatement informés des risques) devrait être considéré comme légalement et moralement inacceptable.
Efficacité de la fluoration de l'eau Revenons au rapport «Fluoration de
l’eau : Analyse des bénéfices et des risques pour la santé»,
de l’INSPQ, publié en juin, 2007.
La disparité de la plupart des affirmations qui s’y
trouvent avec les faits scientifiques devrait piquer la curiosité
de tout journaliste qui se prêterait à une analyse rigoureuse du
dossier. Voici
quelques affirmations du Dr Lévy, dds. en exemple. Relativement à l’efficacité de la fluoration de l'eau à réduire la carie dentaire, le Dr Lévy promet une diminution de caries d'environ 25 à 40 % chez les Québécois. Lors du lancement du programme de la fluoration, le Ministère des affaires sociales affirmait alors, dans le Dossier technique sur la fluoration, 1974, que «grâce à la fluoruration contrôlée de l’eau, on peut réduire l’attaque de la carie dentaire jusqu’à 60% sans provoquer d’effets secondaires indésirables.» Il y a à peine trois ans, le Dr Lévy et le Dre Stéphane Schwartz (dentiste de la Coalition de Montréal pour des dents en santé), étiraient la sauce en prévoyant une réduction allant jusqu’à 70 %. Confrontés aux données scientifiques des réductions réelles, leurs chiffres se sont mis à fondre, jusqu'à admettre entre 40 et 50 %, puis entre 25 à 40 %. Le fait que ces prévisions se sont amenuisées aussi drastiquement en trois ans laisse croire à un manque sérieux de rigueur scientifique. Mais encore là, il y a de sérieuses disparités avec la réalité puisque la révision scientifique la plus complète sur la fluoration, celle de McDonagh et al., A Systematic Review of Public Water Fluoridation, (2000), s’appuyant sur les 22 études d’alors valides, n’attribue à la fluoration qu’une réduction d’au plus 15 % de la carie. Suite à cette révision rigoureuse, même l’Organisation mondiale de la santé s’est réajustée à 15 % et le U.S. Center for Disease Control (CDC) à 18 %,. Pizzo et al. (2007) affirment que la réduction directement attribuable à la fluoration s’est beaucoup estompée. D’autre part, l’étude du Dr David Locker, de la faculté de dentisterie, de l’Université de Toronto, effectuée pour le compte du Gouvernement de l’Ontario, n’a pas noté de réduction significative de la carie et les Dr Hong, L., Levy, S. M. et al.(2005), des chaires de Dentisterie préventive et communautaire de l’University of Missouri-Kansas City, USA, et de l’University of Iowa, Iowa City, USA sont aussi arrivés à une réduction non significative de la carie dentaire de 0,9 %, ceci avec la fluoration de l’eau à la concentration optimale. Si la révision de l’équipe de chercheurs l’Université York, (McDonagh et al.), après trois années d’analyses de toutes les études disponibles en 2000, arrive à une réduction de 15 % au plus, si l’Organisation mondiale de la santé est en accord avec ces données, si le U.S. Center for Disease Control n’attribue que 18 % de réduction et si diverses autres études récentes n’observent pas de véritables réductions, alors même prétendre à une réduction diminuée dans les écarts de 25 à 40 % est, par conséquent, difficile à supporter. Une réduction de 40 % est près du triple de l’estimation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de celle de McDonagh et al. Prétendre une réduction de 25 à 40 % alors que les organismes sérieux estiment une réduction de beaucoup inférieure est, pour le moins, malhonnête. La faible réduction réellement observée, s’il y en a une, ne motive plus l’investissement énorme que constitue la fluoration de l’eau.
Les soi-disant 27 000 études en faveur de la fluoration La Direction de la santé publique du Québec
prétend aussi, cette fois sur son site internet, qu’il y a 27
000 études scientifiques qui supportent la fluoration : «Les avantages de la fluoration ont été bien
documentés grâce à plus de 27 000 études s’étendant sur
plus de 75 ans.» Contrainte à fournir la liste de ces 27 000 études ou simplement une preuve de leur existence, la Direction nous a avoué candidement qu’elle n’avait pas cette liste ni d’ailleurs la preuve et nous a référé au Dr Christopher Clark, de l’Université de Colombie-Britannique. Il nous a référé à la révision de McDonagh pour la véritable réponse! Compréhensible, la revue exhaustive de la littérature scientifique de l’équipe de McDonagh et al. n’a répertorié, en 2000, que 3 246 études sur tous les aspects de la fluoration dans le monde, dont 214 seulement rencontraient les exigences minimales de la recherche scientifique réalisée chez les humains. L’équipe de l’Université York
arrive à ces conclusions: «Conclusions:
Given the level of interest surrounding the issue of public water
fluoridation, it is surprising to find that little high quality
research has been undertaken. As such, this review should provide
both researchers and commissioners of research with an overview of
the methodological limitations of previous research.» (Réf.:
McDonagh M.S., Whiting P.F., Wilson P.M.,
Sutton A.J., Chesnutt, Cooper, J, Misso, K., Bradley M.,
Treasure E., et J. Kleijnen. «Systematic review of water
fluoridation», BMJ, Oct
7;321(7265), 2000, p. 855 à 859.) Continuer à prétendre à l’existence de ces nombreuses études, alors que nous leur avons souligné l’inexactitude, et que la révision de McDonagh est un document fondamental du dossier de la fluoration que tous devraient avoir consulté, dénote soit de l’incompétence ou soit de la malversation. Persister à l’afficher sur le site de la Direction, va à l’encontre de l’éthique scientifique et doit être considéré comme une fraude scientifique.
Le fluorure naturel et essentiel à la santé ? Il est vrai que les fluorures se trouvent dans les lacs et les rivières, tout comme d’ailleurs l’arsenic et le plomb. Ceci n’en fait aucunement des éléments nutritifs essentiels à la santé. Santé Canada n’a pas pu démontrer que les fluorures étaient essentiels à la santé. Environnement Canada affirme sur son site internet qu’une concentration en fluorure supérieure à 0,11 ppm est dommageable pour la faune aquatique en eaux douces. Le déversement des eaux usées des villes fluorées peut poser un sérieux problème à l’environnement et à la faune, particulièrement pour les lacs ainsi que pour les rivières à petits débits. Le problème est encore plus inquiétant pour les régions industrialisées où déjà la pollution par les fluorures sévit (Exemple: Arvida, Iles de Cornwall, Réserve indienne de St-Régis). Notez aussi que si la nature avait voulu que nous consommions plus de fluorure dès notre naissance elle se serait assurée d’en mettre davantage dans le lait maternel dont la concentration moyenne n’est que de 0,004 ppm, tel qu’observé dans les régions où l’eau n’est pas fluorée (Tableau 2-6, NRC, 2006). Le lait maternisé préparé avec de l’eau fluorée en contient 250 fois plus.
Le Dr Lévy s'obstine à ignorer les données probantes Le Dr Levy semble aussi ignorer l’aveu du CDC et de l’Association
dentaire canadienne, qui concèdent que le ‘bénéfice’ du
fluorure est principalement topique et non pas systémique.
Bref, il serait inutile d’en ingérer! Le rapport du NRC (2006) a complètement changé notre compréhension des
risques pour la santé que représente la fluoration de l’eau. Les fonctionnaires qui continuent à promouvoir la fluoration
devraient être amenés à témoigner sous serment afin qu’ils
expliquent pourquoi ils continuent à ignorer les données
probantes qui démontrent les effets nocifs et non-équivoques du
fluorure sur la santé. Nous pourrions ainsi démolir point par
point le rapport sur la fluoration de l’INSPQ, ce que nous
ferons sous peu, mais nous désirons ici seulement vous inviter à
plus d’objectivité dans le futur en présentant au
moins la position des tenants et des opposants à la fluoration.
Ainsi, les citoyens auront droit à une analyse critique et
informée du dossier et pourront faire un choix éclairé en
matière de fluoration de l’eau, en
connaissance de cause, sans se la
faire imposer, souvent à leur insu.
Un débat équilibré s'impose
Nous souhaitons que vous invitiez un spécialiste apte à défendre
les objections à la fluoration.
Le Dr Pierre Larose, DDS, vice-président,de l’
International Academy of Oral Medicine and Toxicology, le Dr
Pierre Jean Morin, PhD en médecine expérimentale, ancien
directeur de la recherche à l’Hopital Laval, ancien conseiller
du ministère de l’environnement du Québec et coauteur du livre
rouge sur les fluorure et de «La fluoration : autopsie d’une
erreur scientifique», le Dr Hardy Limeback, dds, doyen de la
chaire de Preventive dentistry de l’Université de Toronto et
coauteur du Rapport du NCR de mars 2006 ou le Dr. Paul Connett, PhD, directeur exécutif du réseau international FAN
(Fluoride Action Network),
le Dr William Hirzy, PhD, président du syndicat des
professionnels de l’EPA, le Dr Albert Burgstahler, PhD.,
directeur de la revue internationale «Fluoride», seraient tous
prêts à témoigner des risques de la fluoration sur la santé.
(Pour leur coordonnées, svp me rejoindre) Gilles Parent, ND.A. Porte-parole du Front commun
pour une eau saine Porte-parole de l’Association
des naturopathes agréés du Québec coauteur de «La fluoration
autopsie d’une erreur scientifique» Édition Berger, novembre,
2005 1505 rue Decelles, bureau 2
St-Laurent, H4L 2E1
(514-747-2259)
gilles.parent-nd@bellnet.ca Bibliographie: Locker, David. «Avantages et risques liés à la fluoration de l’eau», Mise à jour du rapport en 1996 par le sous-comité fédéral-provincial sur l’eau potable, Direction de la santé publique du ministère de la Santé de l’Ontario, 1999. Résolution
2003.35 Petersen PE, Lennon MA. «Effective use of fluorides for the prevention of dental caries in the
21st century: the WHO approach.» Community
Dent Oral Epidemiol32 2004, p. 319–21. Centers
for Disease Control, «Achievements in Public Health, 1900-1999:
Fluoridation of Drinking Water to Prevent Dental Caries» MMWR, 22
octobre, 1999 /48(41), p. 933 à 940 Hong,
I., Levy, S. M., Warren, J.et B. Broffitt. «Dental caries and
fluorosis in relation to water fluoride levels» AADR 35th Annual
Meeting in Orlando: Abstract # 0153, avril, 2005http://snipurl.com/n8hg Santé Canada, Le
fluorure 1998. (Santé de l’environnement et du milieu de
travail) page 4 ( voir à : http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/water-eau/doc_sup-appui/fluoride-fluorure/index_f.html Ministère des Affaires sociales, Dossier
technique sur la fluoration, 1974, p. 16 McDonagh,
M., Whiting, P., Bradley, M., Cooper, J., Sutton, A., Chesnutt, I,
Misso, K., Wilson, P., Treasure, E. et J. Kleijnen. «A Systematic
Review of Public Water Fluoridation» NHS Centre for Reviews and
Dissemination, University of York.(rapport complet disponible à :
www.york.ac.uk/inst/crd/fluores.htm) Department
of Health and Human Services, Centers for Disease Control and
Prevention (CDC), Surveillance for Dental Caries, Dental Sealants,
Tooth Retention, Edndulism and Enamel Fluorosis - United States
1988-1994 et 1999-2002» Morbidity and Mortality Weekley Report,
26 août, 2005, vol. 54, no SS-3. UNICEF's
Position on Water Fluoridation Leake, J., Goettler, F., Stahl-Quinlan,
B., et H. Stewart. «Y a-t-il eu évolution du degré de fluorose
chez les enfants de Toronto?» dans
J. Can Dent Assoc, vol. 68, n0 1, 2002, p. 21 à 25. Clark, D.C. «Trends in prevalence of dental fluorosis in North America» dans Community Dent Oral Epidemiol, vol. 22, no 3, 1994, p. 148 à 152. ---------------------------------------------------------------------------
Voici
le texte de l'émission «Une Pillule, une petite granule...»
|