«
Ne pas avaler ». Voilà ce qu’on peut lire au dos d’un tube
de dentifrice qui contient du fluorure. Pourtant, le
gouvernement du Québec fait la promotion de la fluoration de
l’eau potable pour contrer la carie. Paradoxe ?
Êtes-vous résidants de Bécancour, Dorval, Pointe-Claire,
Fermont, Montmagny, Lévis, Châteauguay ou Laprairie ? Si oui,
vous buvez une eau à laquelle on a ajouté du fluorure.
Contrairement au chlore, le fluorure n’augmente en rien la
potabilité de l’eau ; son ajout vise strictement à réduire
l’incidence de la carie dentaire.
La fluoration de l’eau fait l’objet de conclusions
contradictoires : certaines études invoquent un taux
d’efficacité de 60 % tandis que d’autres démontrent
qu’il n’y a pas de différence significative sur le plan de
la santé bucco-dentaire entre la population des villes qui
fluorent leur eau potable et celles qui ne le font pas. Une étude
récente réalisée par Statistique Canada conclut que même si
l’Ontario a un des taux les plus élevés de fluoration de
l’eau au pays (60 %) et que le Québec a le plus bas (3 %),
les deux provinces ont des taux d’incidence de la carie très
similaires. Alors, efficace la fluoration ?
Des risques réels
Le fluorure pose des risques bien réels pour la santé : il
peut entraîner la fluorose dentaire ou osseuse, des pathologies
liées à une surdose de fluorure. La fluorose osseuse peut
causer une foule de problèmes dont l’ostéoporose et un
risque élevé de fractures. De plus, quatre études nord-américaines
ont démontré que dans les communautés où l’eau est fluorée,
les bébés nourris au lait maternisé reconstitué, les grands
buveurs d’eau et les personnes ayant des troubles rénaux
s’exposent à des apports en fluorure qui dépassent les taux
sécuritaires. La norme de la concentration en fluorure de
l’eau potable artificiellement fluorée, établie à 0,7 mg/L,
peut être dépassée sans conséquences légales parce qu’il
s’agit d’une recommandation et non d’une exigence légale.
Rien de bien rassurant !

Plusieurs
études sérieuses ont lié la fluoration de l’eau potable
à divers problèmes de santé, dont le cancer.
Aucune
certification
Comme les fluorures sont utilisés pour prévenir ou atténuer
la carie dentaire, ils sont reconnus pour avoir une fonction thérapeutique,
fonction qui, selon la loi, est attribuée à des médicaments
ou des produits de santé naturels. Les fluorures devraient donc
faire l’objet d’un processus légal d’homologation. Ce
n’est pas le cas ; ils sont plutôt classés dans la catégorie
des additifs de traitement de l’eau, même s’ils traitent
les gens et non l’eau.
Le Dr Pierre Jean Morin et le naturopathe Gilles Parent,
coauteurs du livre La fluoration : autopsie d’une erreur
scientifique, ont obtenu les preuves, auprès des autorités de
la santé du Québec et des municipalités, que la province
n’effectue aucun test de toxicologie sur le fluorure utilisé.
Elle s’en remet plutôt à une certification de la National
Sanitation Foundation, un consortium sans imputabilité légale
qui n’effectue aucun test de toxicologie. Sans ces tests, il
est impossible de prouver l’innocuité des produits chimiques
servant à la fluoration.
Alors, pourquoi le gouvernement québécois maintient-il sa
position de favoriser la fluoration de l’eau potable ? On sait
pourtant que l’acide fluosilicique, l’agent de fluoration le
plus utilisé au Canada, provient principalement des usines de
fertilisants à base de phosphate. Il est extrait des filtres épurateurs
antipollution installés sur les énormes cheminées des usines
d’engrais phosphatés, parce que la loi interdit de le rejeter
dans l’environnement. C’est donc un déchet industriel
toxique qui est ajouté à notre eau potable. Il y a lobby sous
roche…
Prudence
La fluoration de l’eau municipale pose de sérieux risques
pour la santé qui l’emportent sur les bienfaits. Il faudrait
donc en interdire l’utilisation par le biais d’une réglementation
gouvernementale. Ceux qui ont besoin de fluorure devraient plutôt
recourir à des moyens plus efficaces, moins coûteux et mieux
ciblés. Par exemple, la Ville de Calgary, qui a cessé la
fluoration de son eau en février dernier, financera un
programme d’hygiène dentaire pour les enfants avec une partie
des 750 000 $ qu’elle économisera chaque année grâce à
cette décision. Un exemple à suivre !