|
Réponse
à la révision de Santé Canada de 2009
| Par
Carole Clinch BA, BPHE, Safe Dinking water |
Adaptation française: Action Fluor Québec
|
caclinch
© 2009
Table
des matières
Introduction...................................................………………………………........2
Manque d’expertise dans l’évaluation du risque...................……………........2
Suppositions erronées dans l’évaluation du risque.................…………….......4
La méthode scientifique élémentaire n’a pas été
respectée....…………….......6
Manque d’objectivité................................................................……………...….6
Deux
poids deux mesures.................................................………..……………..6
Explications
erronées de Santé Canada en réponse aux demandes.................6
Santé
Canada dénature la révision du NRC 2006……………………………..7
Santé
Canada dénature la position de l'Organisation mondiale de la santé ...9
Santé
Canada sème la confusion entre concentration et dose………………...9
Omissions........................................................................................…………......10
Le
panel de Santé Canada omet des études publiées...............................….....10
Omission
de faits substantiels..................................................................……….11
Omission
de recherches publiées et disponibles....................................……......12
Conclusions................................................................................……………..…...13
Addendum: Omissions
Introduction
La
dernière révision de Santé Canada, une mise à jour du document de 1996
concernant les Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada
(RQEPC), intitulé “Le
fluorure dans l'eau potable”, est maintenant
disponible. Le public est désormais invité à envoyer ses commentaires au
gouvernement canadien à l'adresse suivante:
water_eau@hc-sc.gc.ca
Suite
à la publication des données probantes contenues dans le rapport du Conseil
national de la recherché scientifique des États-Unis (National Research
Council, NRC) de 2006, intitulé Review on Fluorides in Drinking Water,
et suite aux recherches subséquentes, il est impératif que la politique
canadienne sur la fluoration artificielle de l’eau soit revue avec toute la
rigueur scientifique et objectivité qui lui est due.
Lorsque
arrive le moment de formuler des politiques gouvernementales payées à même
les taxes des contribuables, les Canadiens s’attendent à une présentation
de la littérature scientifique qui soit précise, équilibrée et à jour.
Or,
cette révision N’EST PAS le reflet de “toutes les études disponibles à
ce jour”, contrairement à ce qui est énoncé. Puisqu’un grand nombre
d’études sont omises sans justification valable, cette révision ne peut prétendre
représenter “le poids de la force probante” de toutes les données
scientifiques disponibles.
Manque
d’expertise dans l’évaluation du risque
L’expertise
requise à une évaluation solide des risques associés à la fluoration de
l’eau fait défaut au sein du panel de révision. Cela s’explique par le
fait que 4 des 6 membres du panel sont des dentistes et que les dentistes ne
sont pas qualifiés pour évaluer les impacts sur la santé, à l’exception
des affections buccales, et qu’ils ne sont pas non plus formés en méthodologie
de recherche.
"Les
dentistes éviteront la fausse représentation de leur formation académique,
de présenter leurs qualifications et leurs compétences de manière fausse ou
trompeuse." Code éthique de l’Association dentaire canadienne
Il
est intéressant de noter que Santé Canada n’a pas daigné consulter le
plus grand expert canadien en matière de toxicologie et d’efficacité du
fluorure – le Dr. Hardy Limeback, DDS, PhD, directeur du Département de
dentisterie préventive de l’Université de Toronto, membre du panel de révision
du NRC (2006), chercheur et auteur en fluoration bien connu sur la scène
internationale. Son expertise reconnue en la matière aurait ajouté beaucoup
de crédibilité à ce panel.
Concernant
les deux membres qui ne sont pas dentistes, aucun des deux n’a publié
d’article scientifique sur le fluorure dans une revue scientifique avec
comité de lecture, ce qui dénote un manque expertise. Le médecin membre de
ce panel aurait dû être au courant des règlements ontariens sur la publicité
relativement à la loi de 1991 sur les médecins (Advertising Regulations,
Ontario Regulation 114/94, Part II, Section 6(2)), qui stipule que:
“L’information
communiquée dans le sous-article (1) ne doit être ni fausse, ni trompeuse,
ni mensongère, par inclusion ou omission d’information; ni contenir un témoignage
ou comparaison ou énoncé exagéré, ni contenir de référence à un médicament
en particulier…”
Tel
qu’énoncé par le Dr. Philip Michael, vice-président européen de la Société
internationale des médecins pour l’environnement:
“Une
bonne évaluation des risques associés aux impacts physiologiques des
fluorures exigerait le recours à une très ample expertise en matière de
fluorose (dentaire & squelettique), en toxicologie développementale, en
neuroscience (incluant les impacts sur le cerveau et l’intelligence), en
endocrinologie (incluant les effets sur les glandes pinéale et thyroïde), en
ostéopathologie (incluant le cancer des os), en néphrologie, en gastro-entérologie,
en immunologie, dans l'étude du système reproducteur et du système
respiratoire (incluant les allergies et hypersensibilités).”
Advenant
le cas où la fluoration aurait été étudiée en profondeur, ces experts
doivent exister au Canada et ils auraient dû participer à cet effort de révision.
Si de tel experts sur la fluoration n’existent pas, on peut alors assumer
que la fluoration artificielle de l’eau n’est pas une politique de santé
qui a été bien évaluée et étudiée au Canada, et toute affirmation
contraire est alors dépourvue de mérite:
“Considérant
la longévité de cette mesure, nous avons beaucoup moins d’informations que
prévu. Je crois que c’est la raison qui explique pourquoi la fluoration est
encore remise en question depuis tant d’années et même depuis les tout débuts
de cette pratique. Face à l’ignorance, la controverse prolifère.” Le président
du Conseil national de la recherche scientifique (NRC) de 20006, “Second
Thoughts About Fluoride” January, Scientific American, 2008.
“Jusqu’à
ce que des études de haute qualité aient été menées pour fournir des données
probantes plus définitives, une controverse scientifique légitime continuera
d’exister sur les effets éventuels et les coûts de la fluoration de
l’eau.” Président de la révision de York (2000)
Suppositions
erronées dans l’évaluation du risque
Dans
cette révision, l’évaluation du risque est basée sur une information
dépassée présentée par Dean et McClure qui date des années 1930 et
1940. L’évaluation du risque est également basée sur l’hypothèse
fausse selon laquelle l’exposition
au fluorure par les aliments est la même aujourd’hui qu’en 1940, et ce
malgré le fait que les données probantes et le texte de la révision énoncent
que les sources de fluorure ont augmenté depuis. Les calculs basés sur de
telles hypothèses erronées ne sont pas scientifiquement valides.
“Durant
les années 1940 et 1950, la principale source de fluorure était l’eau
potable et les aliments. Depuis ce temps, de nombreuses nouvelles sources de
fluorure sont apparues, incluant les produits dentaires au fluorure (ex: les
dentifrices et les rince bouche) et les suppléments alimentaires fluorés.”
Santé Canada Sept 2009
Review
Un
article récent publié en 2009 dans le Journal of Public Health Dentistry et
écrit par un membre du Panel externe de Santé Canada soutient que: “Le
niveau d’apport en fluorure n’est basé sur aucune évaluation directe
entre cet apport et la fréquence ou la sévérité de la carie dentaire ou de
la fluorose.”
“Cet
estimé est largement basé sur les données d’origine présentées par
McClure (2) durant les années 1930 et 1940s lorsqu’il n’existait pas de
produits dentaire fluorés et que les connaissances des mécanismes de prévention
de la carie par la fluoration étaient limités.”
“À
cette époque, la majeure partie de l’apport en fluorure provenait de
l’eau naturellement fluorée (McClure estimait cet apport à 67-94 pour
cent), sans dentifrices fluorés, suppléments ou autre produits fluorés
disponibles (2). De plus, à cette époque, on croyait que le fluorure devait
être ingéré tôt dans la vie pour la prévention de la carie (1).”
Les
recherches effectuées par Ziegelbecker en 1981,1 1993,2
et 2009 démontrent que les données initiales de Dean étaient
scientifiquement frauduleuses.
Le
livre de Sutton3 discute comment les données scientifiques des quatre
premiers essais effectués en Amérique du Nord sont frauduleuses. Ce livre a
par la suite été révisé par le professeur Maurice Betz, directeur du département
de Mathématiques statistiques de l’Université de Melbourne et par Sir
Arthur Amies, Doyen de la Faculté de Sciences dentaires de l’Université de
Melbourne.
Éliminer
les sources de fluorure présentes dans l’air, les aliments ou les produits
de consommation est virtuellement impossible. Heureusement, l’élimination
de la principale source de fluorure causant la surexposition est très facile
à accomplir. Il suffit de cesser d’injecter du fluorure dans l’eau
potable.
Références
1.
Ziegelbecker R. Fluoridated water and teeth. Fluoride
1981;14:123-128.
2.
Ziegelbecker R, Ziegelbecker RC. WHO Data on Dental
Caries and Natural Water Fluoride Levels. Fluoride 1993;26(4):263-266.
3.
Sutton PRN. Fluoridation Errors and Omissions in Experimental Trials. 1959
Melbourne
University Press, Victoria, Australia
La
méthode scientifique élémentaire n’a pas été respectée
Le
cadre d’une révision scientifique exige le respect des procédures
scientifiques élémentaires pour expliquer comment on a évalué chaque étude
considérée, selon le mérite. Une explication claire doit être fournie
relativement à la sélection ou au rejet d’une étude. Or, la révision de
Santé Canada ne fournit aucune explication sur la sélection ou le rejet des
études tirées de la littérature scientifique. C’est là le signe d’une
méthode scientifique déficiente.
Plusieurs
affirmations énoncées par les auteurs ne sont pas appuyées par les données
probantes issues de la recherche scientifique. Cela est scientifiquement
inacceptable et cela invalide ces affirmations.
“Depuis
1996 il y a eu une diminution globale de la fluorose au Canada.”
Aucune
référence n’est fournie pour appuyer cette affirmation. Ensuite Santé
Canada se contredit en énonçant le contraire, citant une étude non publiée:
“Durant
les 55 dernières années, depuis l’ajout de fluorure à l’eau potable
dans le but d’en augmenter la concentration à approximativement 1 mg/L
(dans les zones à concentration optimale), on a vu une augmentation de la prévalence
de la fluorose dentaire. De plus, dans les zones non fluorées, les données
probantes indiquent clairement qu’il y a eu également une augmentation de
la fluorose dentaire depuis 40 ans (Clark, 2006).
Santé
Canada a fait usage d’articles non publiés (ex: Clark 2006), tout en
ignorant des articles publiés (ex: Clark et al 2006) par l’un des membres
du panel de révision de Santé Canada. L’article en question, qui a été révisé
par les pairs, démontre que l’eau artificiellement fluorée n’est pas sécuritaire,
qu’elle double l’incidence de la fluorose dentaire tout en augmentant
significativement l’incidence de la fluorose sévère, un signe visible
d’intoxication au fluorure.
Manque
d’objectivité
Puisqu’un
large éventail d’études a été omis de la révision, et ce sans
justification, on peut douter de l’objectivité du panel.
Le
biais clairement affiché par les 6 individus sélectionnés pour le panel de
la révision externe de 2008 est également troublant. Ceci remet en question
l’objectivité de Santé Canada ainsi que le processus de sélection des
membres du panel.
Deux
poids deux mesures
Dans
la révision, il n’y aucune discussion relativement à l’absence d’études
épidémiologiques concernant l’efficacité de l’ingestion du fluorure.
Ces études doivent se conformer aux normes scientifiques, incluant des études
à grande échelle, aléatoires, en double aveugle et avec groupes de contrôle
pour les “variables confusionnelles”, tel que cela a été discuté dans
la révision de York 2000:
“Étant
donné le niveau d'intérêt
entourant la question de la fluoration de l'eau potable, il est surprenant
de découvrir que si peu d'études de haute qualité aient été menées. Par
conséquent, cette révision devrait fournir aux chercheurs et aux
commissionnaires de la recherche un aperçu des limites méthodologiques de la
recherche antérieure.”
La
préoccupation du comité concernant le contrôle adéquat des variables
confusionnelles est appliquée sélectivement et seulement dans le cas des
recherches qui démontrent des effets néfastes pour la santé. Dans ce cas,
des normes très élevées sont exigées. Cependant, des normes scientifiques
minimales sont exigées pour démontrer l’efficacité de la fluoration
artificielle de l’eau pour la prévention de la carie. C’est une position
scientifique intenable qui relève de deux poids deux mesures et d’un biais
de recherche.
Explications
erronées de Santé Canada en réponse aux demandes
7
demandes concernant la fluoration artificielle de l’eau ont été adressées
à Santé Canada et aux autres agences canadiennes via la loi sur le vérificateur
général (article 22). Santé Canada a récemment admis avoir communiqué des
informations erronées en réponse aux demandes émanant du bureau des
demandes et des demandeurs.
Ceci
nous amène à poser les questions suivantes :
1.
Combien de gens chez Santé Canada on-t-ils révisé ces informations erronées?
2.
Combien d’employés de Santé Canada communique-t-ils des informations
incomplètes et erronées au ministre de la santé?
Santé
Canada dénature la révision du NRC 2006
1.
“Ces études réalisées en
Chine ont été revues aussi par d'autres organisations ou comités qui ont
aussi mentionné l'incertitude de leur importance (PISC, 2002; ATSDR, 2003;
NRC, 2006).” Révision de santé Canada 2009
•
Santé Canada insinue que le panel du NRC 2006 a révisé les 23 études
chinoises et d’ailleurs. Pourtant, la majorité de ces études n’ont été
traduites en anglais et mises à la disposition du public nord-américain
qu’en 2008, soit 2 ans après que la révision du NRC soit publiée.
2.
“Le comité [du NRC] s'en est
tenu aux études portant sur l'exposition à long terme à des concentrations
de fluorure dans l'eau potable de l'ordre de 2 à 4 mg/L ou plus.” Révision
de santé Canada 2009
•
Cet énoncé de Santé Canada est faux. Le comité
a examiné un grand nombre d’études sur la fluoration artificielle
de l’eau à une concentration de 1 mg/L.
Voir
tous les tableaux du chapitre 2, chapitre 5: effets muscolo-squelettiques,
tableau 5-1, tableau 5-2, tableau 5-5, chapitre 7: effets neurotoxiques,
chapitre 8: effets endocriniens, figure 8-2, annexe B, tableaux B-11, B-12,
B-13, B-14, E, tableaux E-1, E-4,
E-12, E-16, E-17.
•
Ce commentaire est trompeur parce qu’il perpétue la désinformation ayant
trait à la concentration et à la dose. Ce n’est pas la quantité de
fluorure dans un litre d’eau (la concentration), mais bien la quantité de
fluorure ingéré en une seule journée (la dose) qui est l’information
requise dans l’évaluation correcte du risque.
3.
“Les données scientifiques
probantes n'appuient pas l'existence d'un lien entre l'exposition au fluorure
dans l'eau potable à une concentration de 1,5 mg/L et quelque effet néfaste
pour la santé que ce soit, y compris ceux qui concernent … la génotoxicité
ou la neurotoxicité..”
La
révision de Santé Canada 2009 présente des conclusions qui contredisent les
conclusions de la révision qui fait le plus autorité à ce jour sur la génotoxicité
et la neurotoxicité, soit la révision du NRC de 2006. Ignorer les
conclusions de la révision du NRC 2006 tout en suggérant que se propres
conclusions sont basées sur le “poids des données probantes” n’est pas
crédible.
“Les
tests de génotoxicité indiquent que le fluorure peut éventuellement causer
des mutations et affecter la structure des chromosomes et du matériel génétique;
affecter la réplication de l’ADN, la réparation et le cycle cellulaire;
et/ou transformer et activer les souches cellulaires de culture pouvant causer
des tumeurs lorsqu’elles sont implantées dans un animal hôte.” p304,
révision du NRC 2006
“En
se basant sur les informations largement dérivées à partir de données
histologiques, chimiques et moléculaires, il apparaît que les fluorures
peuvent interférer avec les fonctions du cerveau et du corps par des moyens
directs et indirects.” p187, NRC
“Les
fluorures augmentent également la production de radicaux libres dans le
cerveau par l’entremise de divers processus biologiques. Ces changements
sont en lien avec la possibilité que les fluorures augmentent le risque de
maladie d’Alzheimer” p186, révision du NRC 2006
4.
“La fluorose squelettique
constitue l'effet néfaste sur la santé le plus grave qu'on associe
clairement à une exposition prolongée à de fortes concentrations de
fluorure dans l'eau potable. La fluorose squelettique peut faire son
apparition à des niveaux d'exposition très élevés et on l'a rarement
documentée au Canada.” Révision de santé Canada 2009
•
Santé Canada ignore les données probantes de la révision du NRC 2006 qui
font autorité (tableau 2-4) et qui démontrent que les population sensibles
nord-américaines sont exposées à des “niveaux d’exposition très élevés”
à partir de l’eau potable seulement et que ces niveaux peuvent affecter la
santé. Le fait que les conclusions et les données probantes du rapport du
NRC 2006 aient été ignorées suggère que les conclusions de Santé Canada
ne sont pas basées sur “le poids des données probantes”.
•
Santé Canada ignore les données probantes de la révision du NRC 2006 (Chapter
8) qui démontre que les troubles de la glande thyroïde sont un effet néfaste
associé aux concentrations les plus faibles de fluorure dans l’eau potable
et à des doses minimales de fluorure. Chez les d’individus carencés en
iode (pour un individu de 70kg), des effets néfastes ont été démontrés
lors de l’ingestion d'une quantité aussi faible qu’un seul litre d’eau
fluorée, en assumant une concentration de fluorure 0.7 mg/L.
“Chez
les êtres humains, avec un apport en iode adéquat, les effets sur la
fonction thyroïdienne sont associés à l’exposition au fluorure à une
concentration de 0.05 à 0.13 mg/kg/jour; dans le cas de carence en iode, à
une concentration de 0.01-0.03 mg/kg/jour.” p
218, révision du NRC 2006
À
notre époque, les carences en iodes sont monnaie courante:
36%
des femmes aux USA
70%
des femmes en Australie
~
50% des enfants en Europe
Australie,
Allemagne, Nouvelle Zélande, Suisse
Les
conclusions de Santé Canada selon lesquelles les troubles de la thyroïde, la
neurotoxicité ou la cancérogénicité sont “moins sérieuses” que la
fluorose squelettique, sont hautement controversées et fort probablement
erronées. De plus, puisque Santé Canada n’a pas effectué la révision de
la littérature scientifique sur les glandes thyroïde et pinéale, et a rejeté
du revers de la main les données probantes sur la neurotoxicité et la cancérogénicité
la fluorure, la discussion approfondie sur ces enjeux est absente.
Santé
Canada dénature la position de l'Organisation mondiale de la santé (OMS)
L’OMS
n’a jamais officiellement endossé la fluoration artificielle de l’eau. En
fait, l’OMS n’a aucun document de critères à cet effet. Santé Canada
suggère que l’OMS a adopté une position de principe sur la fluoration de
l’eau
et
cite un document écrit par des consultants en santé dentaire:
“Selon
le Rapport
sur la santé bucco-dentaire
dans le monde de 2003, lorsque
techniquement faisable et culturellement acceptable, la fluoration de l’eau
offre des avantages considérables de santé publique.”
Le
Chef du service médical de Santé Canada affirme dans un article de presse (Carstairs
Courier, 8 août 2008):
“Plusieurs
gouvernements et organisations sanitaires, incluant ... l’Organisation
mondiale de la santé endossent la fluoration de l’eau potable pour prévenir
la carie dentaire.”
Il
faut noter que l’OMS a clairement précisé ne pas être responsable des
affirmations émises par ses nombreux consultants.
Les
critères sanitaires et environnementaux de l’OMS 36, 1984, sont les
suivants:
“Ce
rapport contient les points de vus collectifs d’un groupe international
d’experts qui ne représentent pas automatiquement les décisions ou
politiques du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de l’Organisation
internationale du travail ou de l’Organisation mondiale de la santé”
Santé
Canada sème la confusion entre concentration et dose
Le
panel de révision continue de perpétuer la confusion, pourtant élémentaire,
entre la concentration et la dose de fluorure. Il est vrai que les ingénieurs peuvent contrôler la concentration
du fluorure (fluorure par litre d’eau) injecté dans l’eau potable, mais
personne ne peut contrôler la dose qu’une personne ingère
quotidiennement, car la dose dépend de la quantité d’eau consommée et de
la quantité cumulée de fluorure à partir de toutes les autres sources (eau
potable, boissons, nourriture, air, plus de 300 médicaments, etc.). Le dose
aura un effet différent, selon l’âge, le poids et la condition médicale
de l’individu. Nous savons que la dose varie considérablement (voir le révision
du NRC 2006, tableau 2-4) et que certains individus consomment en moyenne 10
fois plus de fluorure que d’autres en buvant de l’eau seulement. Il est évident
qu’il est impossible de contrôler la dose de ce médicament non homologué
et encore moins de faire le suivi médical des effets sur une base
individuelle. Cela constitue une véritable préoccupation pour les Canadiens.
Le
panel de révision fait preuve de confusion lorsqu’il affirme que les études
sur l’intelligence (QI) menées en Chine se réfèrent à des concentrations
bien supérieures aux concentrations canadiennes et qu’elles ne sont donc
pas pertinentes. Cela est incorrect.
Par
exemple, dans l’une des 23 études publiées, les auteurs ont trouvé une
diminution de 5 à 10 points de QI en comparant les enfants d’un village
fluoré sous les 0.7 ppm et un deuxième village fluoré de 2.5 à 4.5 ppm.
Les auteurs estiment par ailleurs que la réduction du QI devrait être
perceptible à 1.9 ppm.
Un
membre du panel de révision externe de Santé Canada, qui a également
participé à une révision interne de Santé Canada (Tardiff 2006), note
qu’il existe des données probantes et des préoccupations concernant
“l’impact du fluorure endémique sur intelligence (effets cognitifs) qui
semblent se produire à des concentration faibles de fluorure (moins de 1 ppm).”
Ces données, qui émanent pourtant du processus de révision de Santé
Canada, ont été ignorées par Santé Canada. Or, un enfant buvant deux
litres d’eau (la recommandation actuelle de Santé Canada) à 1 ppm de
fluorure, ingère une dose supérieure à celui qui boit un litre à 1.9 ppm.
Il est par conséquent erroné d’affirmer que cette étude n’est pas
pertinente pour le Canada.
Omissions
Le
panel de Santé Canada omet des études publiées
L’omission
d’études récentes et pertinentes par trois membres du panel extérieur de
Santé Canada (Kumar, Clark, Levy), études démontrant que le fluorure
artificiel n’est ni sécuritaire ni efficace, indique clairement que ce
processus de révision n’est pas objectif.
Quatre
exemples sont présentés:
Un
article scientifique récent publié dans le Journal
of Public Health Dentistry
par l’un des membres du panel de Santé Canada affirme: “Ces découvertes
suggèrent que l’absence de la carie dentaire est faiblement liée à
l’ingestion de fluorure, contrairement à la fluorose qui est
incontestablement liée à l’ingestion de fluorure.” Les auteurs
ajoutent: “Les données probantes actuelles suggèrent fortement que les
fluorures agissent principalement de manière topique, lors d’un contact
direct avec les dents et la plaque dentaire. Par conséquent, l’ingestion de
fluorure n’est pas essentielle à la prévention de la carie."
Deux
articles scientifiques publiés par une membre du panel de révision de Santé
Canada (Kingston-Newburg trial – 50 years later) démontrent qu’il n’y a
aucun bénéfice à tirer de la fluoration artificielle de l’eau. L’étude
de 2009 indique que les 7 à 17 ans ont un taux de carie dentaire similaire,
peu importe que l’eau soit fluorée ou non (voir tableau 1).
Un
article scientifique récent publié par un autre membre du panel de révision
de Santé Canada a analysé trois communautés de la Colombie-Britannique
(Courtenay, Comox et Campbell River) qui ont mis fin à leur programme de
fluoration. On a trouvé une “diminution marquée” du taux de
fluorose (de 58% à 24%) et de la sévérité de la fluorose dentaire - “comme
prévu”. Les coûts sociaux et de réparation de la fluorose dentaire
sont considérables.
Les
articles scientifiques non publiés de Tardiff (2006, 2007), membre du
processus interne de révision, soulèvent des préoccupations qui sont
souvent ignorées par la révision de Santé Canada. Par exemple, Tardiff
mentionne “l’impact du fluorure endémique sur l’intelligence (effets
cognitifs) qui semble se produire à des concentrations faibles de fluorure
(moins de 1 ppm).”
Omission
de faits substantiels
Les
raisons principales qui expliquent pourquoi les effets sur la santé, autres
que la fluorose dentaire, sont peu rapportés en Amérique du Nord, sont les
suivantes:
•
En Amérique du Nord, aucune école médicale n’enseigne aux médecins à
diagnostiquer ou à traiter les cas de fluorose squelettique ou des tissus
mous. C’est précisément pour cette raison qu’un Stage sur la fluorose,
destiné aux enseignants des facultés médicales et des écoles dentaires des
pays développés (18 au 22 janv. 2010, Delhi, Inde) est désormais offert.
•
Au Canada, aucun laboratoire commercial n’effectue de tests de mesure de la
concentration du fluorure sanguin, salivaire ou dans les autres tissus
humains.
•
Des chercheurs qui ont publié des résultats indiquant des effets néfastes
sur la santé ont perdu leur financement et leur emploi (ex: le Dr. Mullenix).
•
Des scientifiques travaillant pour des agences gouvernementales ont été congédiés
parce qu’ils ont soulevé des préoccupations sur ce problème (ex: le Dr.
Marcus, toxicologiste de l’US EPA).
•
Nombreuses sont les révisions qui ont un biais favorable à la fluoration –
incluant la révision de Santé Canada – et qui ignorent les données
probantes contraires à leur position ou conclusions, cela sans justification.
En
1991, le coût per capita des enfants ayant besoin de soins dentaires (CINOT)
de Thunder Bay (non fluoré) était de $1.60. Ce coût était de $7.06 à
Toronto (fluoré). (Hettenhausen Extraordinary
Dental Health in Thunder Bay. Dental Bites)
Un
recherche récente démontre que les citoyens de la ville de Portland en
Oregon (non fluoré) ont dépensé moins ($176 par an par personne) en soins
dentaires que ceux de Vancouver dans l’État de Washington ($180 par an par
personne).
Un
rapport récent de la ville d’Oshawa (fluoré) a trouvé que le taux de
carie dentaire est très élevé dans les quartiers défavorisés de la ville.
S’il était vrai (tel que l’affirment les promoteurs de la fluoration) que
la fluoration artificielle de l’eau prévient la carie chez les plus
pauvres, un taux aussi élevé de problèmes de santé dentaire ne devrait pas
se produire de manière aussi marquée dans ces quartiers.
Face
à de telles données, toute affirmation à l’effet que la fluoration
artificielle de l’eau prévient la carie chez les personnes démunies
n’est pas très convaincante. Les affirmations d’efficacité de coût sont
également peu convaincantes. Toute révision qui ignore de telles données
probantes allant à l’encontre de la conclusions prévue, et sans fournir de
justification, ne saurait être prise au sérieux.
Omission
de recherches publiées et disponibles (voir l’addendum)
Par
conséquent et contrairement à ce qui est affirmé, le document préliminaire
sur le fluorure NE PRÉSENTE PAS un portrait fidèle du “poids des données
probantes issu de toutes études actuellement disponibles”. Les
conclusions basées sur une telle utilisation sélective de la littérature
scientifique sont donc hautement suspectes. On n’y fournit d’ailleurs
aucune justification expliquant les raisons de l’exclusion de ces nombreuses
études de la littérature scientifique. En ce qui concerne la sûreté des
produits chimiques de fluoration, étant donné la quasi inexistence des
recherches portant sur les produits chimiques actuellement utilisés, les
conclusion présentées sont au mieux de la pure spéculation. Dans le
document préliminaire :
1.
Il n’y a aucune révision
relative aux produits chimiques actuellement injectés dans l’eau potable
(les fluorosilicates).
2.
Il n’y a aucune révision
relative à la substitution du fluorure de sodium par des fluorosilicates
artificiels de fabrication industrielle, et ce sans la connaissance du public
et sans le consentement éclairé de ceux-ci. Dans le jargon légal, ce
processus est dénommé “publicité appât et substitution” ou
“publicité-leurre”, généralement connu comme “publicité
mensongère” ou “fausse représentation“.
3.
Il n’y a aucune révision
relative à l’énorme éventail des recherches humaines discutées dans
la révision du NRC de 2006 (Chapitre 8), ni sur les fonctions des
glandes endocrines (ex : thyroïde, pinéale, etc.).
4.
Il n’y a aucune révision
relative aux impacts environnementaux. L’acide hydrofluorosilicique
(et les silicofluorures) sont des matières reconnues dangereuses et tous les
fluorures inorganiques sont des substances toxiques.
5.
Après 60 ans d’appui à la fluoration, Santé Canada n’a toujours pas
homologué les médicaments fluorés que constituent les fluorures couramment
injectés dans l’eau potable, ni
entrepris de mesure de suivi pour déterminer s’il existe des effets
secondaires.
6.
Il n’y a aucune révision
relative au principe médical exigeant d’obtenir le consentement éclairé
lors de l’administration d’un médicament (ex: Health Care Consent
Act 1996, Ontario).
7.
Il n’y a aucune révision
relative à la pertinence d’utiliser l’eau potable en tant que véhicule
de distribution d’un médicament non homologué.
8.
Il n’y a aucune révision
relative à la mise en garde émise par Santé Canada qui stipule qu’il
faut éviter d’avaler le fluorure, car il ne s’agit pas d’un élément
essentiel. “Santé Canada considère que le fluorure n’est pas un
nutriment essentiel.” Réponse #22; & "Santé Canada ne recommande
pas l’utilisation des suppléments fluorés (gouttes ou comprimés).”
9.
Il n’y a aucune révision
relative aux études décisives
ayant mené à la cessation de la fluoration dans plusieurs pays européens.
10.
Il n’y a aucune révision
relative aux révisions antérieures qui arrivent à des conclusion opposées
11.
Il n’y a aucune révision
relative aux études portant sur l’arrêt de la fluoration artificielle
de l’eau.
12.
Il n’y a aucune marge de sécurité sensée lors de l’emploi des produits
chimiques de fluoration. “Bien
que les doses de référence (RfD) des autres substances tiennent compte des
facteurs tels que les variations populationnelles, la dose de référence du
fluorure n’incorpore aucun facteur d’incertitude, ni aucun facteur
modificatif.” p 84, NRC 2006
Conclusion
Il
appert que Santé Canada a mis sur pied un panel qui n’a pas l’expérience
requise pour évaluer l’efficacité et la sécurité de la fluoration
artificielle de l’eau. Ainsi, quatre (4) dentistes ont été sélectionnés
pour évaluer les effets sanitaires liés à l’ingestion d’un médicament
(le fluorure) jamais homologué. Un tel exercice dépasse clairement leur
champ d’expertise et cela constitue une violation du code d’éthique de
l’Association dentaire canadienne. En ce qui concerne les deux (2) autres
membres du panel, aucun d’eux n’a publié un seul article scientifique sur
le fluorure, ce qui dénote
également un manque d’expertise en la matière.
Comment
ce panel d’ "experts" a-t-il été constitué?
Et selon quels critères?
Dans
ce document de révision, Santé Canada a permis que l’information soit
utilisée de façon “fausse, trompeuse ou mensongère, par inclusion ou par
omission de tout type d’information”. Advenant le cas où le Ministère de
la santé ferait le choix de permettre que l’on continue (et à répétition)
de faire mauvais usage de ces informations, cela pourrait être perçu comme
un effort délibéré de la part de Santé Canada pour
désinformer les contribuables canadiens.
Au
lieu de continuer à appuyer une politique controversée dont l'efficacité et
la sécurité n'ont jamais été démontrées, les gouvernements fédéral et
provinciaux pourraient plutôt aspirer à jouer un rôle constructif en matière
de santé dentaire. Ils pourraient, par exemple, songer à établir un
programme d’assurance en santé et hygiène dentaire destiné à combler les
lacunes actuelles de la couverture offerte par les régimes d’assurance du
secteur privé. Cela constituerait une avancée particulièrement efficace et
éthique pour les quelque 20 % des Canadiens qui n’ont pas accès aux soins
dentaires.
|