La
fluoration – Les tribunaux devront trancher
P.
J. Morin, Ph.D en médecine expérimentale, Me J. R.
Graham, membre du barreau du Minnesota
et G.
Parent, n.d
Depuis
juillet, à Montréal, la Coalition
de
Montréal pour les dents en santé tente de relancer le projet de
fluorer l’eau de Montréal
avec une étude non publiée parlant d’une augmentation de la
carie dentaire chez les enfants à Dorval, puis en août, ce fut
la ville de Québec qui voulait étendre la fluoration à ses
villes fusionnées et maintenant la ville de Richmond procédera
à la fluoration au printemps prochain (Les Actualités, édition
du 23 septembre).
Nous
aimerions participer à ce débat en offrant plusieurs
informations pertinentes énumérées ci-bas pour éclairer le
grand public.
risque
calculé de la fluoration
La
fluoration artificielle de l’eau d’aqueduc d’une municipalité
consiste à y ajouter une certaine quantité d’un produit
chimique fluoré connu pour sa toxicité afin d’en ajuster la
concentration à un niveau jugé efficace pour prévenir la carie
dentaire mais sécuritaire pour la population. Au point de départ,
il s’agit donc d’un risque calculé. Le niveau sécuritaire et
efficace a été fixé dans les années 1950 à une concentration
de 1 mg/L de fluorures. À ce niveau de concentration, on
estimait qu’il y aurait une réduction de la carie dentaire de
60 % chez les enfants sans que le niveau de fluorose dentaire
n’excède 10 %.
produits
utilisés pour fluorer l’eau
En
Amérique du Nord, deux produits chimiques fluorés sont utilisés
dans 90 % des usines de traitement des eaux de consommation :
l’acide fluosilicique et le fluosilicate de soude. Ces deux
substances sont des déchets industriels non traités contenant
des fluosiloxanes, du plomb, de l’arsenic, du mercure, du
cadmium, du chrome et des radionucléotides. Elles n’ont jamais
été homologuées ni à titre d’additif nutritionnel ni comme médicament,
ce qu’ils sont de fait. Leur usage afin de fluorer l’eau des
villes est donc illégal.
carie
dentaire
La
Coalition pour des dents en santé maintient qu’elle a des
« preuves à l’appui » de sa position. Or, au cours
de notre revue de la littérature, nous avons été en mesure de
consulter un rapport préparé à l’intention des services de
santé de l’Ontario et publié dès novembre 1999 par trois
professeurs de médecine dentaire attachés à l’Université de
Toronto, un organisme favorable à la fluoration de l’eau de
consommation depuis le milieu des années 1950. Ce sont les Drs
Herenia Laurence, Aleksandra Jokovic et David Locker.
Dans
le rapport final intitulé : « Mise à
jour du rapport publié en 1996 par le sous-comité fédéral
provincial sur l’eau potable », les auteurs ont
consulté quelque 268 recherches en langue anglaise publiées au
cours des années 1994 à 1999.
À propos de la réduction de la carie et de la fluorose,
les auteurs stipulent que :
« Les
études canadiennes ne fournissent pas de données systématiques
indiquant que la fluoration de l’eau permet de réduire les
caries dans les populations actuelles d’enfants. D’après les
quelques études portant sur les collectivités où on a cessé de
fluorer l’eau, cette mesure n’aurait entraîné aucune
augmentation importante des caries » (p. iii, parag.
3)
« Les
études actuelles corroborent le point de vue selon lequel la
fluorose dentaire a augmenté à la fois dans les collectivités où
l’eau est fluorée et dans les autres. D’après des études
nord-américaines, le taux d’augmentation atteindrait de 20 à
75 % dans le cas des premières contre 12 à 45 % dans
celui des secondes. Bien que cette affection se présente
principalement sous des formes très bénignes ou bénignes, la
fluorose dentaire constitue un sujet de préoccupation dans la
mesure où elle est apparente pour tout le monde et peut avoir une
incidence sur les personnes atteintes. » (p.
iv, parag. 3)
On
se rappellera qu’à l’origine, le seuil maximal de fluorose
jugé acceptable avait été fixé à 10 % et que ce seuil
est maintenant largement dépassé.
Nous
nous retrouvons donc devant une situation ou deux groupes de
dentistes formulent des opinions diamétralement opposées au
sujet de la fluoration. Qui croire ?
Au
cours de notre revue exhaustive de la littérature concernant la
fluoration et la carie dentaire publiée dans notre ouvrage au
chapitre 5 (p. 177 à 210), nous sommes arrivés aux mêmes
conclusions que le groupe de dentistes de l’Université de
Toronto.
effets
secondaires de la fluoration
M.
Shields consacre 13 mots sur les effets secondaires de la
fluoration : « Les adversaires de
la fluoration redoutent toutefois les dangers liés à la santé ».
C’est extraordinairement peu pour couvrir un aussi vaste
domaine.
La
fluoration de l’eau induit un long processus d’intoxication
chronique aux fluorures lequel est lié au fait que la population
exposée absorbe à chaque jour une quantité de fluorures plus
grande que celle que l’organisme a la capacité d’éliminer.
Les fluorures s’accumulent donc de façon graduelle dans les os
et les dents mais aussi à différents degrés dans toutes les
cellules qui composent le corps humain.
Vu
que les fluorures sont des substances extrêmement réactives,
elles entrent en réaction chimique avec diverses substances présentes
dans notre corps et dont l’action est essentielle au bon
fonctionnement de l’ensemble. On peut penser, par exemple, aux
enzymes, substances essentielles pour la transformation des différents
produits chimiques et dont l’action est soit ralentie, soit arrêtée,
ou fortement accélérée sous l’effet des fluorures.
Au
cours de nos recherches, il est devenu apparent que les fluorures
ont pour effet général d’accélérer les processus de
vieillissement dans la population humaine ainsi que chez les
animaux.
Ces
processus prennent la forme d’ostéosclérose ou d’ostéomalacie,
de calcifications des jointures, des tendons et de la colonne vertébrale
avec fusion des vertèbres et de déformations importantes de différentes
parties du squelette et même des genoux. Chez certains individus,
la glande thyroïde est atteinte alors que d’autres individus
souffrent de troubles neurologiques graves. Enfin, chez certains
individus, les fluorures provoquent une maladie des reins appelée
diabète insipide (voir notre chapitre 3, Fluor,
Cancer et maladies congénitales, p. 77 à 163).
En
janvier 1982, la Safe Water Foundation of Texas intentait un procès
contre la ville de Houston afin de l’empêcher de fluorer ses
eaux de consommation.
Le
ministère de l’Environnement du Québec a alors été sollicité
comme expert à cause de la recherche qu’il avait commanditée
à ce sujet et publiée en 1979 : Fluorides,
Water Fluoridation and Environmental Quality.
Le Dr Morin, co-auteur et co-éditeur du rapport de
recherche, est alors délégué par le Ministère afin d’y présenter
les résultats de l’étude devant une cour de justice de l’État
du Texas.
Son
témoignage de trois jours a été très suivi par les médias et
les organismes environnementaux et sociosanitaires nord-américains.
Dans son analyse de la preuve, le juge Farris reprend toutes les
grandes conclusions du rapport du ministère de l’Environnement
du Québec qu’il qualifie de très crédibles.
Au
cours du procès, différents experts, notamment Burk et Morin,
ont démontré à la satisfaction de la cour : 1) que le
fluor a la capacité d’entrer en réaction avec le matériel génétique
des cellules et d’y causer des mutations permanentes ; 2)
que les fluorures induisent des mutations dans des cellules végétales
et animales ainsi que des tumeurs cancéreuses chez les animaux de
laboratoire ; 3) que la fluoration de l’eau augmente de façon
significative le taux de mortalité dû au cancer chez l’humain
(voir le chapitre 6, p. 211 à 252).
Citons
pour terminer l’analyse des données scientifiques effectuée
par le juge Farris :
« La
fluoration de l’eau par des moyens artificiels, tel que contemplé
à la suite à l’ordonnance Nº 80-2530 de la ville de Houston,
peut causer ou contribuer à causer le cancer et des maladies congénitales ;
elle peut provoquer des réactions d’intolérance vis-à-vis du
fluorure et des réactions pathologiques causées par sa toxicité
chronique incluant la fluorose dentaire chez l’homme ; la
fluoration artificielle de l’eau peut aggraver les malaises résultant
de la malnutrition et d’autres maladies déjà existantes dans
la population ; de plus, la valeur de cette mesure pour prévenir
la carie dentaire peut être mise en doute. »
mesure
de santé publique légale ?
Au
cours du présent débat sur la fluoration, un point majeur a été
complètement occulté : la légalité ou l’illégalité de
la fluoration de l’eau. Pourtant, deux évidences s’imposent.
Premièrement,
l’ajout de fluor dans l’eau potable ne vise pas à la rendre
exempte de bactéries donc sécuritaire, mais bien à traiter des
humains afin de prévenir la carie dentaire.
Deuxièmement,
les villes qui fluorent leurs eaux ne fournissent pas
d’approvisionnement alternatif à ceux qui ne veulent pas boire
de l’eau fluorée. Ces deux constats font de la fluoration une
mesure de médication forcée pour la population concernée, donc
une mesure illégale au Canada.
conclusion
Au
cours de notre très longue implication dans le domaine de la
fluoration, nous avons été amenés à constater que toute
tentative de tenir un débat scientifique sur ce sujet était vouée
à l’échec. Les échanges deviennent rapidement émotifs, sinon
carrément agressifs, et la réalité scientifique en est
invariablement la première victime.
Dans
de telles circonstances, la seule alternative devient donc un
milieu très encadré comme une cour de justice où les règles de
la preuve sont clairement établies et suivies.
Au cours des trente
dernières années, plusieurs procès ont eu lieu dans différents
pays sur le sujet de la fluoration et, dans tous les cas, les
tribunaux ont été en mesure de rendre des verdicts justes et éclairés.
C’est maintenant à notre tour de suivre cette voie afin de
mettre un terme à ce débat futile (chapitre 7, p. 253 à 303).
Pour en savoir
plus et pour avoir l'heure juste, lisez le livre
: La fluoration – Autopsie
d’une erreur scientifique.